Les erreurs qui font paraître un pronostic meilleur qu’il ne l’est
La première erreur est de confondre résultat et qualité de décision. Un pari peut gagner alors que le prix était mauvais, et un pari correctement évalué peut perdre. Si l'on juge uniquement le dernier score, on récompense le hasard autant que la méthode.
La deuxième erreur est le petit échantillon. Une série de cinq ou dix matchs peut produire un taux de réussite spectaculaire sans avantage durable. Plus l'écart revendiqué est faible, plus il faut d'observations pour distinguer un signal d'une fluctuation normale.
La troisième erreur est le biais de survivance. Les captures gagnantes restent visibles, les échecs disparaissent ou sont oubliés. Un registre utile conserve les deux. BetGPT ne compte dans son bilan de performance que les lignes enregistrées selon ses règles de timestamp, et les anciennes fiches tardives doivent rester identifiées comme telles.
La quatrième erreur consiste à utiliser après coup la meilleure cote disponible dans la journée. Une performance ne peut être auditée que si le prix est associé à un instant précis avant le match. Choisir rétrospectivement le meilleur nombre améliore artificiellement l'EV et le ROI.
La cinquième erreur est l'excès de confiance du modèle. Des probabilités de 70 % qui ne se réalisent qu'environ 58 % du temps indiquent un problème de calibration même si le taux global de bons vainqueurs semble correct. Les scores probabilistes et les courbes de calibration sont donc complémentaires du simple hit rate.
La sixième erreur est de modifier la règle après avoir vu le résultat. Un seuil de value, un filtre de cote ou une exclusion de compétition doivent être définis avant l'évaluation. Sinon le backtest apprend les réponses qu'il est censé prédire.
Enfin, évitez de confondre davantage de contenu avec davantage de preuve. Une analyse longue qui répète la même idée n'ajoute rien. Les éléments qui comptent sont ceux que l'on peut vérifier : source, timestamp, prix, probabilité, règle et historique complet.
18+. Une formule n’est pas une promesse de résultat.